| 0 commentaires

Chili

Voici notre trajet au Chili : Santiago – Valparaiso – San Pedro de Atacama – Arica (du 16 juin au 26 juin 2013 = 10 jours). 
Nous ne sommes pas allés au sud de Santiago, vers Puerto Monte, San Martin de los Andes ou encore vers Ushuaïa, car nous étions en hiver et notre équipement ne nous permettait pas d'affronter des températures trop basses… C’est un voyage à prévoir pour une prochaine fois et à une autre période de l'année !



Santiago (2 jours) 
Après 16H de vol en avion depuis Sydney (avec une escale à Auckland), nous sommes arrivés dans la capitale chilienne. A l'arrivée, on surplombe la Cordillère des Andes, la vue est impressionnante ! Les montagnes sont aussi visibles depuis la ville. Dès la sortie de l’avion, changement de langue ! Après 4 mois en anglais, nous passons à l’espagnol et on remarque très vite que c’est l’espagnol ou rien ! 

Ce qui nous a surpris à Santiago est l’épais nuage de pollution qui stagne au dessus de la ville en permanence… (surtout pendant les mois d’hiver : juin, juillet, aout). 

En arrivant dans la ville, allez au point info Sernatur (Av Providencia 1550, Santiago), l’accueil est agréable et vous trouverez de précieuses informations pour votre séjour au Chili: cartes, dépliants, listes d’hébergements… L’endroit est moderne et tout a été pensé pour accueillir les touristes. 

Où dormir à Santiago ? 
Depuis Sydney, nous optons pour l’hébergement Air BnB. Ce sont des particuliers qui louent une chambre, un appartement… il y en a pour tous les prix. Nous avons choisi cette solution car nous y trouvons des chambres au même prix que les auberges de jeunesse avec le côté confort et intimité en plus. Cela nous permet aussi de rencontrer des personnes qui habitent dans le pays et qui sont souvent de bons conseils. 

Comment se déplacer à Santiago ? 
Le bus, le métro… et à pied pour l’hyper centre. 
Pour aller de l’aéroport de Santiago au centre ville, le bus est la solution la moins chère ! 25 minutes de bus pour 1300 CLP (= 2€). Il s’arrête aux stations de métro de la ligne 1 (ligne rouge), Universidad de Santiago, Los Heroes… donc vous pouvez ensuite prendre le métro. Un ticket de métro en heure « normale » coûte 610 CLP (= 1€). 
Nous n’avons pas pris de taxi mais les tarifs nous ont parus élevés (en comparaison avec transports en commun). 


Que faire à Santiago ? 

Plaza de armas
Plaza de Armas

C’est la place animée de Santiago, très sympa à traverser (palmiers, artistes, lieu de vie). N’hésitez pas à entrer dans la cathédrale qui est spectaculaire. 


Mercado central 
Le marché de la ville, très typique grâce à son architecture métallique, est très agréable à visiter. C’est un marché de poissons frais. Il y a une grande salle centrale où se battent différents restaurants et rabatteurs pour vous faire déguster (dans leur restaurant) les poissons du jour ! 

Cerro San Cristobal 
Monter en funiculaire pour apprécier la vue la plus haute de la ville (2000 CLP aller retour/personne = 3€). C’est l’endroit qu’il ne faut pas louper à Santiago ! La vue est imprenable, vous pouvez vous promener, et voir les belles montagnes enneigées autour de Santiago… C’est de là que vous verrez aussi l’immense nuage de pollution qui domine la ville. Vous pouvez aussi monter un peu plus haut (à pied) pour être au cœur du sanctuaire de l’immaculée conception avec une grande statue de la vierge dominant la colline. 

On a aussi apprécié la vue d’en bas du Cerro Santa Lucia, le passage par la place devant le Palacio de la Monedad, les rues piétonnes et le quartier Barrio Bellavista, quartier étudiant. 

Ensuite, nous sommes allés à Valparaiso en bus via la compagnie Tur Bus. Prix : 1900 CLP/personne (= 3€) pour 2H. 

Valparaiso (2 jours) 
Valparaiso est une ville à 2h de route de Santiago sur la côte ouest du Chili. Sur les photos et cartes postales, on dirait une petite ville colorée à flan de colline. En fait, c’est une ville relativement grande qui se développe sur collines, dont seulement une partie est classée au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Cette partie de la ville est connue pour être un quartier d’artistes (peintres, poètes, écrivains). La zone classée se trouve en hauteur, et s’étend sur plusieurs collines accessibles grâce à des « ascenseurs » (des funiculaires). Elle est reconnue comme la capitale culturelle du Chili. C’est aussi une grande zone portuaire, qui a connue ses heures de gloire au 19ème siècle. 

Pour visiter la ville, il suffit de se promener dans les rues et les escaliers, apprécier la vie de jour, les vendeurs dans la rue, les maisons de toutes les couleurs, les peintures sur les façades des maisons… Un des endroits recommandé est le « Paseo 21 de Mayo » qui surplombe la ville. Il est vrai que le point de vue est à voir mais le coin est un peu trop touristique. On a préféré le « Paseo Gervasoni », en haut du funiculaire « Conception » qui offre une très belle vue et qui est un endroit calme et reposant. 

Vous pouvez aussi aller au musée de la maison de Pablo Neruda, à la Plaza Sotomayor ou vous rendre à Vina del Mar, ville très urbanisée à 20 min en métro. 

Où dormir à Valparaiso ? 
Nous avons choisi d’aller dans les hauteurs de la ville sur la colline « Cerro Conception », c’est le quartier que l’on a préféré de la ville. Il se trouve à 20 minutes à pied du terminal de bus. Ou à 5 min en bus pour 220 CLP /pers (= 0,32 €). Après quelques visites d’hôtels (les « hostals »), nous nous sommes arrêtés au Barrio Paraiso, une petite auberge rénovée et très agréable tenue par un jeune, très serviable et accueillant. C’est une des fois où on a le plus apprécié l’accueil de tout notre voyage! Prix : 20000 CLP /nuit (= 30€) avec le petit déjeuner. Nous sommes tombés en basse saison, donc les prix étaient plus bas et négociables si l’on restait plusieurs jours.


Comment se déplacer à Valparaiso ? 
Le plus agréable est à pied, mais il est difficile de traverser toute la ville à pied sachant qu’elle est positionnée à flan de collines. Alors, il existe des bus, « microbuses », qui fonctionnent pour le tarif unique de 220 CLP (=0,32 €), et qui ont leurs principales destinations indiquées sur le pare brise. Rien de plus simple ! 

Il existe aussi un autre moyen de se déplacer que l’on a découvert dans ce pays : les "collectivos" ou taxis collectifs. Ils fonctionnent sur le même principe qu’un bus, avec un trajet déterminé, et un tarif unique et s’arrêtent dès que quelqu’un les interpelle (principe du taxi). Nous avons trouvé ce concept excellent car il est économique et confortable à la fois. 

Ensuite, nous sommes allés à San Pedro de Atacama en passant par la Serena. Ce fut notre plus long trajet ! 25H de bus d’affilée… Prix : 34200 CLP /personne (= 52€) avec Tur Bus. 

San Pedro de Atacama (3 jours) 
San Pedro de Atacama est un village de montagne à 2400 mètres d’altitude, très proche de la frontière avec la Bolivie. C’est le village touristique par excellence du Chili, reconnu pour ses paysages désertiques et pour l’astronomie (bonne visibilité sur les étoiles). 

Que faire à San Pedro de Atacama ? 
Visiter le village, les petites rues et la place principale avec l’église. Ensuite, vous pouvez louer des vélos pour aller autour de la ville. Nous ne l’avons pas fait car il y a beaucoup de choses à faire dans ce village et les tarifs sont plutôt élevés. 

Sandboard
Nous avons choisi de faire une après-midi de « sandboard », du snowboard sur une dune de sable ! Sans jamais avoir fait de snowboard avant… L’expérience est inédite. 

Equipés avec nos snowboards, il faut d’abord grimper la dune de sable (pas évident !) et on perd vite son souffle en altitude. En haut, il faut se lancer pour descendre ! L’expérience est sympa et on ne risque rien même en tant que débutant (le sable ne fait pas mal ;)).
Après l’effort, le réconfort ! On nous emmène ensuite voir le coucher de soleil sur le Salar de Atacama, les couleurs sont incroyables à 360° autour de nous. On voit toutes les montagnes et notamment le volcan Licancabur qui domine à 6000 mètres. Prix pour l’après-midi: 12000 CLP = 17 € /personne. 

Geysers del Tatio
Le lendemain, départ 4H du matin pour les « geysers del Tatio ». Montée de 2H en bus sur des routes en terre pour monter à 4320 mètres d’altitude. Attention au mal des transports et d’altitude… Il faut bien respirer mais on ne se sent quand même pas très bien… 

Arrivée avant le lever du soleil et -9° !! Pas évident quand on n’est pas équipé, mais nous avions prévu le coup en achetant des gants et un bonnet la veille. Nous avons passé le plus dur ! Le soleil se lève, on commence à voir les geysers qui se réveillent et le décor est somptueux ; les bassins et petites cheminées commencent à bouillir tout autour de nous et des colonnes de fumées blanches sortent du sol. Dans ces conditions de température et de pression, l’eau boue a 85°C ! Le petit-déjeuner est compris dans le tour organisé, on boit du thé pour essayer de se réchauffer et on admire ce paysage grandiose. Par contre, on ne sent plus nos pieds… 

Ensuite, nous allons aux thermes de Tatio, « Thermas del Tatio », pour aller se baigner dans une piscine naturelle à 35°C, alors qu’il fait 0° dehors (le soleil commence à chauffer)… Il faut être courageux pour y aller et prévoir une serviette pour se sécher en sortant. François l’a fait, il est resté 5 minutes dans l’eau. (Il ne faut pas rester plus de 20 minutes). Aux abords de la source, l’eau peut atteindre 80°C

Vicuna
Nous continuons la descente en bus le long du « Rio Putana », une rivière autour de laquelle vivent des animaux : lamas, vicunas, canards, oiseaux, ânes… Les vicunas, du fait de leur métabolisme, vivent uniquement dans des conditions extrêmes, entre 3000 et 4500 m d’altitude. 

Enfin, ils nous font passer par un village, Machuca, qui est uniquement « fait » pour les touristes … Nous avons gouté un délicieux feuilleté au fromage de chèvre, « empanada al queso cabra ». Ensuite, retour à midi pour une bonne sieste bien méritée ! 

Prix total du tour: 15000 CLP + 5000 CLP de droit d’entrée = 30 € /personne. 

Autres
Les autres tours proposés vous emmènent à : la vallée de la mort (Valle de la Muerte), la vallée de la lune (Valle de la Luna), aux thermes de Puritama… Vous pouvez même aller au Salar de Uyuni pour 100 € environ (3 jours / 2 nuits) et cela vous permet d’aller directement en Bolivie sans avoir à payer de transport en plus. C’est aussi l’unique moyen de passer la frontière depuis San Pedro de Atacama. 

Vous l’aurez compris la ville regorge d’agences de tours organisés, vous ne vous ennuierez pas… Mais par contre, le budget pour faire toutes ses activités est conséquent. Dans notre cas, nous avons dû faire des choix. 

Conseil : faire le tour de plusieurs agences avant de choisir car les prix diffèrent… Et les agences vous vendent le fait d’être en petits groupes mais au final ce n’est pas souvent le cas… Vous serez en moyenne une quinzaine. 

Où dormir à San Pedro de Atacama ? 
Il y a de nombreux hébergements à San Pedro de Atacama… Nous étions en basse saison donc difficile de savoir si en haute saison les hébergements sont pleins, mais il y en a un nombre incroyable comparé à la taille du village. 

Nous nous sommes arrêtés à l’hôtel Paramo, hôtel relativement neuf car il est ouvert depuis septembre 2012. Les chambres sont correctes et propres, le petit-déjeuner est délicieux. Seul hic, le propriétaire est un peu bizarre… Prix : 30000 CLP/nuit (= 45€). Assez cher pour un si petit village !
http://www.booking.com/hotel/cl/hostal-paramo.fr.html?aid=372168

Ensuite, nous avons pris le bus (Tur Bus) pour Arica. 9H de bus de nuit pour 32€/personne. 

Arica (1 jour) 
Arica est une des villes les plus sèche au monde ! Il ne pleut pratiquement jamais et il n’y a pratiquement aucune végétation. C’est la ville la plus au Nord du Chili, à la frontière avec le Pérou et la Bolivie. Nous y avons passé juste une journée pour prendre un bus en direction de la Bolivie. 

Ou dormir à Arica ? 
Dans cette grande ville, peu de logements sont disponibles (nous n’avons pas compris pourquoi…), mais c’est surtout leur aspect extérieur qui ne donne aucune envie de s’y aventurer…
Sur 3 hôtels recommandés par le Lonely Planet, seul 1 nous a plu : Arica Surf House. La guesthouse est très accueillante et les parties communes sont très conviviales et adaptées au passage de touristes (tables pour manger, cuisine, cour intérieure). Tout est en bois et avec un style « surfeur ». Il y a même une table de ping-pong où aurait joué Kelly Slater lors de sa venue au Rip Curl Pro de Arica en 2011 ! 

La chambre reste très simple pour un prix élevé: 24000 CLP = 36 € la nuit (avec un bon petit-déjeuner inclus). 

Bilan sur le Chili
Quels moyens de transport utiliser au Chili ? 
Les distances sont très longues au Chili, le pays s’étend en hauteur uniquement : 4200 kms de long sur de 100 km de largeur en moyenne. De plus, la Cordillère des Andes longe tout le pays. Les trajets de bus sont donc très longs, même si les routes sont bonnes… Notre record : 25H d’affilée… Il n’est donc pas évident de traverser le pays par voie terrestre. 

Pour de futurs voyages, nous pensons qu’il est préférable de s’organiser à l’avance pour réserver des billets d’avion. Certes, on perd l'esprit d’aventure et les possibilités de changement mais le gain en temps sera bien réel. Par exemple, au total, nous avons « perdu » presque 3 jours dans les transports. 

Que manger au Chili ? 
Après quelques jours de vie au Chili, nous nous sommes très vite rendus compte qu'il n'y a aucune culture culinaire. Ici, on trouve des « empanadas » (feuilletés garnis à la viande, aux légumes ou au fromage), des sandwichs, des hot-dogs, des chips… Pas très light tout ça ! Dans les restaurants, il y a de bons plats à base de lomo, de poisson… mais ils se trouvent souvent dans les quartiers touristiques… La « gastronomie » ne fait donc pas partie de la culture des chiliens apparemment… 

Sites internet à consulter : 


Pour voir les photos du Chili : cliquez ici

0 commentaires:

Si vous n'avez pas de compte Google, choisissez le profil "Nom/URL" dans la liste déroulante puis entrez votre prénom.