08 septembre 2013

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Bolivie : encore loin de nous

Notre trajet en Bolivie : La Paz – Coroico – Rurrenabaque - Copacabana
13 jours: du 26 juin au 9 juillet 2013




Frontière Chili / Bolivie
Nous sommes arrivés à La Paz depuis Arica au Chili. Nous avons pris un bus, Nordic Bus, qui traverse la frontière. 
Prix : 7000 CLP/ personne (= 10€) pour 8H de bus. 
Ce trajet se fait la journée car la vue est magnifique (il faut demander à être du côté gauche du bus). Le paysage aride et désertique au départ, se transforme au fur et à mesure. 
Au point le plus haut (4800 mètres), au niveau de la frontière entre le Chili et la Bolivie, les montagnes enneigées surplombent d’immenses lacs glacés. Puis arrivent les paysages de la Bolivie, la végétation apparaît, avec des champs à perte de vue.


Vue sur les hauteur de La Paz

L’arrivée à La Paz est incroyable. Premièrement, on découvre une ville très pauvre, la « banlieue » de La Paz, qui ressemble fortement à une ville que l’on a traversé au début de notre tour du monde : Delhi, en Inde !
Cette capitale est perchée à 3660 mètres d'altitude, ce qui la rend vraiment différente de toutes les autres capitales du monde !
Des maisons non terminées, des klaxons dans tous les sens, les voitures qui roulent n’importe comment, du sable à la place des trottoirs… 



Ensuite, nous voyons que la ville s’étend dans une vallée et sur toute la montagne autour. La vue est impressionnante. Toutes les maisons en brique rouge s’entassent les unes sur les autres dans les moindres recoins de la montagne. Le bus descend dans la vallée pour nous déposer au terminal de bus. 


La Bolivie est un pays surprenant car il est le plus pauvre d'Amérique du Sud et même de toute l'Amérique. Les femmes portent encore la tenue traditionnelle et n'acceptent pas d'être prises en photo.



La Paz (1 jour) 

Nous passons une nuit à La Paz, pour repartir le lendemain à Coroico. Nous n’avons pas voulu nous attarder dans une grande ville. 



Il y a surement une bonne balade à faire dans la ville pour voir les monuments, vivre la vie des boliviens… La ville est bondée ! Il y a des gens partout ! Dans le centre historique, là où se trouvent tous les restaurants et les hôtels, il y a de petits magasins typiques où vous pouvez acheter de quoi vous couvrir pour le froid… Oui, oui, il fait froid à 3500 mètres d’altitude ! La ville est en hauteur et les températures descendent souvent en dessous de 0° la nuit. Il faut aussi préciser que le chauffage n’existe pas (du moins pas dans l’hôtel où nous sommes allés). 



Comment se déplacer à La Paz ? 

En taxi, ou en collectivo, pour partager un trajet. Le taxi est très abordable, à condition de bien négocier sa course. Comptez 10 bolivianos (= 1€) pour aller du centre ville au terminal de bus "Via Fatima". 



Le lendemain, nous partons pour Coroico en mini-bus. Pas besoin de réserver, il suffit d’aller au terminal de bus de "Via Fatima", puis de prendre le 1er mini-bus qui part pour 20 BOB/ personne (= 2€). N’hésitez pas à faire jouer la concurrence. 

On empreinte une toute nouvelle route pendant 2H, plutôt correcte pour descendre toute la montagne. Puis, on se retrouve à la fin sur un petit chemin en sable caillouteux pendant la dernière demi-heure… Assez inquiétant quand on est au bord du précipice ! La nouvelle route car l’ancienne était uniquement en sable et cailloux. Elle est maintenant appelée la "route de la mort", et est empruntée par des touristes qui la descendent à vélo. 

Coroico (5 jours) 
C’est un village perché au cœur de la montagne, paisible et parfait pour se reposer. Certains vont directement au village à pied depuis La Cumbre (à 1h de La Paz) et ensuite, il y a pas mal de randonnées à faire autour du village. 

Coroico est très calme la semaine et animée le week-end, à partir du vendredi soir. La ville accueille les classes moyennes de La Paz qui viennent passer quelques jours, mais aussi les habitants des villages aux alentours qui viennent pour le marché. 

Nous avons fait une randonnée pour aller aux cascades, « las cascadas ». La marche dure 2H pour aller jusqu’à la première cascade puis 20min pour atteindre la 2ème et 10 minutes pour la 3ème. L’avantage est que le chemin est à peu près plat et longe la montagne donc la vue est sympa. Par contre, c’est un chemin en terre/sable où passent toutes les voitures et mini-bus… donc préparez-vous à manger de la poussière ! Si vous en avez marre, vous pouvez prendre un taxi partagé pour le retour : 5 BOB/personne (0,50 cts). 

Où dormir à Coroico ? 
Après avoir visité quelques hôtels, nous avons choisi l’Hostal Kory. Un hôtel avec de nombreuses chambres donnant sur la montagne ! La vue est splendide, surtout depuis la chambre la plus haute (celle que nous avons choisie car nous sommes arrivés un jeudi très calme). Prix : 180 BOB / nuit pour la chambre double avec salle de bain (= 18 €). Tarif négocié car nous restions plus de 3 jours. Nous recommandons fortement cet hôtel ! 

Et c’est à partir de là que nous avons vraiment découvert la Bolivie… 

Rurrenabaque (4 jours)
Bus La Paz (ou Coroico) / Rurrenabaque : une longue histoire !
Nous prenons le bus de Coroico à Rurrenabaque (120 BOB = 13€, compagnie Yungena), pour un trajet annoncé de 10-12h. Nous devons d’abord rejoindre le village de Yolosita pour prendre le bus. Ce n’est même pas un village, il s’agit d’un lieu-dit sur la route entre La Paz et Rurrenabaque où les bus bifurquent pour Coroico ou continuent leur route pour Rurrenabaque. Sur ce carrefour (sans banc ou station de bus), on trouve une quinzaine de kiosques qui vendent tous la même chose (boissons, snacks, et poulet). 

Pour rejoindre Yolosita, il faut prendre un minibus de la place principale de Coroico (5 BOB = 0,5€) et compter 20 minutes de trajet dans la poussière sur une route pavée très inconfortable, mais ce n’est que le début du périple, élu de loin « pire voyage de notre tour du monde »

12h30 : arrivés à Yolosita, nous attendons le bus, debout au soleil, pendant plus de 3h (sans savoir si le bus arriverait un jour…)

Le bus sans pare-chocs !
16h : le bus arrive enfin, nous sautons dedans et le voyage peut commencer. Nous profitons (sans le savoir) des 5 derniers kilomètres de vraie route. Nous sommes donc en haut de la montagne (environ 1600m d’altitude) et Rurrenabaque se trouve à 160m au-dessus du niveau de la mer et environ 400 kms de route, ou plutôt de chemin de terre, séparent les deux villes. Le chemin que nous empruntons est l’unique connexion entre la capitale et l’Amazonie, et les routes (à proprement parler) sont inexistantes ; incroyable pour cet axe tant utilisé (transport de personnes, de marchandises,…). 

Il nous faudra en tout 20h pour rejoindre Rurrenabaque, à une vitesse moyenne de 20km/h. La première moitié du trajet est une route en terre, à flanc de montagne, creusée par les pluies diluviennes du mois passé qui rend le trajet insupportable. On est balancé de gauche à droite, d’avant en arrière en permanence, le bus croise à quelques centimètres du précipice d’autres camions qui montent ; il n’existe aucune protection naturelle ou artificielle pour éviter quelconque accident. On se trouve évidement sur l’allée gauche du bus avec un œil direct sur le vide… pas très rassurant. 

20h : la nuit tombe, on ne voit plus rien, il se remet à pleuvoir et le trafic est toujours aussi important. Plusieurs voitures tombent dans le fossé (côté montagne) alors qu’elles croisaient un camion ou un bus qui descendait sur un tronçon à priori trop étroit. Personne ne s’arrête, aucune entraide, chacun suit sa route. 

23h30 : nous essayons de dormir un peu. Toujours autant secoués, on est épuisés mais le sommeil ne prend pas le dessus. Ça commence à devenir long et fatigant… mais nous n’avons même pas encore fait la moitié du trajet. On arrive à dormir par bribes (15-20 minutes tout au plus) avant de se faire réveiller par un trou plus gros que les autres dans la route ou un coup de frein du chauffeur qui essaie d’éviter… (on ne voit pas et on ne préfère pas savoir). Sans voir la route, on finit par développer un 6ème sens et par deviner ce qui nous attend. Le bus avance relativement doucement mais lorsque le chauffeur freine fortement, on sait qu’il y a plus qu’un simple trou, alors on s’accroche (où on peut). Comme dit Aurélie : « je sens mes organes qui bougent à l’intérieur », je lui réponds : « ah oui, tu as les organes désorganisés ». Et on se rendort. 

6h40 : le lendemain matin, le bus s’arrête sur une route en terre rouge au milieu de la jungle. Après tout ce qu’on a traversé (sans s’arrêter), pourquoi le bus a-t-il, d’un coup, coupé le moteur? Intrigués, on sort pour voir et on en profite pour se dégourdir les jambes… 

Au milieu de la route, un gros semi-remorque est embourbé. Avec la vitesse, il a creusé une tranchée sur plus d’un mètre de profondeur et 4 mètres de long. Derrière, une quinzaine d’autres camions se sont garés sur le côté de la route et attendent que la situation se débloque… nous sommes les seuls à être arrivés à contre sens. Après une étude approfondie et quasi scientifique de la situation, il est décidé que le camion fasse marche arrière, ressorte du trou et que l’on comble le trou avec les pierres qui se trouvent autour. Nous voilà maintenant tous descendus du bus, à faire une file et se passer des pierres de toutes tailles pour remplir le trou. Pendant plus d’une heure, tout le monde met les mains dans la boue et le trou se comble doucement. 

8h00 : le camion redémarre, prend un peu de vitesse et arrive à passer. Rapidement tout le monde remonte dans le bus et nous passons à notre tour. On ne saura pas si tous les autres camions ont réussi à passer, mais vu les dégâts causés au passage de chaque véhicule (les pierres se tassent et s’enfoncent dans la boue), ils ont vraisemblablement dû recommencer l’opération de remblayage. 

4 heures plus tard, nous roulons sur une route à peu près plate, et finissons par atteindre notre destination finale : Rurrenabaque. On arrive fatigués après ce long périple, mais sains et saufs ! 

Nous apprendrons, une fois arrivés à Rurrenabaque, qu’en moyenne un bus par semaine tombe dans le ravin, et qu’il a plu pendant un mois ce qui explique l’état désastreux de la route. 

Maintenant à Rurrenabaque, on se met en recherche d’une agence pour aller faire un tour de quelques jours dans la pampa. 

Pampa ou jungle ? 
Il existe, au départ de Rurrenabaque, plusieurs types de tours proposés par les dizaines d’agences de la ville:
- le tour classique « pampa » dure 3 jours et 2 nuits. Il est beaucoup plus adapté pour voir des animaux (alligators, caïmans, oiseaux, singes, dauphins roses,…) car l’environnement est plus aéré. 

- Le tour « jungle » (même durée) est beaucoup plus orienté « vivre dans la jungle » (les plantes médicinales, les arbres, la faune, comment monter un camp et survivre…). La végétation est plus dense et il est donc plus difficile d’observer des animaux. 

Historique : 
A l'origine, ces tours dans la jungle ont été lancés à la suite de la découverte d’un petit enfant israélien perdu puis retrouvé dans cette zone. Les premiers tours étaient destinés à « marcher dans les traces de Yossi Ghinsberg » 
Depuis cette époque, cette activité est devenue un réel business pour la région et pour la ville. 
Nous décidons de faire le tour Pampa avec l’agence Flecha Tour (500 BOB/pers = 50€). Toutes les agences de la ville proposent un programme similaire, seuls les photos de présentations et les prix changent, de 500 à 950 BOB/pers. 

A NOTER : les prix indiqués par les agences n’incluent pas l’entrée du parc « pampas del Yacuna » (150 BOB = 16€) 

Il est évidemment plus agréable de partir avec un petit groupe de 3 ou 4 personnes. Mais comme cela est beaucoup moins rentable pour les agences, vous risquez d’être « revendus » (sans vraiment le savoir) à une autre agence quelques minutes avant le départ et vous retrouver à 8/10 personnes. Vous pouvez toutefois privatiser votre tour en payant surement un peu plus cher. Chaque agence a son campement le long de la rivière où parfois les alligators viennent rendre visite...
Campement au bord de la rivière

A noter : Les agences proposent des tours (d’une durée 3 jours), tous les jours ; Obligatoirement, les tours et les groupes se chevauchent et vous ne serez donc pas tout seul dans la jungle, ni dans les campements, ni lors des activités. Vous croiserez d’autres bateaux… 

Malheureusement, la cuisine "raffinée" de la jungle n’a pas réussie à Aurélie et nous avons dû écourter l’expédition le deuxième jour. Ce genre de problème n’est apparemment pas isolé (problème d’hygiène, eau utilisée pour la cuisine, propreté des campements…). Selon nous, un minimum d’hygiène devrait s’imposer dans les activités fréquentées principalement par des touristes. 

La ville de Rurrenabaque, relativement agréable ne présente aucun intérêt particulier. Elle se situe au bord du rio Beni. Malheureusement les berges ne sont pas du tout aménagées ni attractives. La ville (du moins le centre-ville) se compose principalement d’hôtels/guest-house, restaurants, agences de voyage et petits magasins de proximité. Il s’agit vraiment d’une ville touristique dont l’unique activité est l’organisation de tours dans la jungle environnante. Pourtant le tour de la pampa commence à 3-4h de route à l’Est de Rurrenabaque sur la trans-amazonienne. Le point de départ étant la ville de Santa Rosa sur le rio Yacuma.

L’expérience de la jungle reste originale mais nous ne le referons pas, ou du moins pas à Rurrenabaque et nous ne le recommandons pas... La Bolivie étant un des pays les plus pauvres et moins chers d’Amérique du Sud, Rurrenabaque doit être la ville proposant les tours les plus économiques d’Amazonie (attention tout de même au prix de l'avion, 65€ aller/ personne, car il faut oublier le bus !). 

Résumé en images de notre passage dans la pampa bolivienne :














Où dormir à Rurrenabaque ? 
Pour avoir fait le tour d’un bon nombre de logements proposés, nous conseillons l’hostel « los tucanes » (150 BOB la chambre double avec salle de bain = 16€) 

18 places, piste = herbe
Pour économiser un peu de temps, nous décidons de faire le trajet retour Rurrenabaque-La Paz en avion (650 Bolivianos soit 65€ pour 30 min de vol). Pour rejoindre le minuscule aéroport, Amazonas met à disposition un service de navette confortable pour 10 bolivianos pas personne. Le retour par les airs est beaucoup plus agréable et moins risqué, quoique… Une fois dans l’avion, les moteurs ne voulaient plus démarrer (panne de batterie) et il a fallu déplacer l’avion à la main pour le brancher au générateur et démarrer. 30 min plus tard, nous sommes à 4000m d’altitude, à la Paz, et il faut s’acclimater de nouveau...

A peine sortis de l’avion, nous prenons un taxi (20 BOB = 2,1€) direction l’arrêt de bus (à côté de cementerio et non au terminal de bus de La Paz) pour aller à Copacabana sur le lac Titicaca. Des bus et minibus partent toute la journée donc ce n’est pas nécessaire de réserver à l’avance (compagnie Manco Kapac). Le trajet La Paz-Copacabana (30 BOB/pers= 3,2€) dure environ 3h avec un arrêt pour prendre un ferry (2 BOB= 0,2€ pour 10 min de traversée). 

Copacabana (3 jours)
Copacabana est la dernière ville bolivienne sur le lac Titicaca (plus grand lac et plus haut lac du monde). Ne prévoyez pas de vous baigner, à 3800 mètres d’altitude l’eau est froide. C’est une destination de week-end et de vacances pour les habitants de la capitale. La ville se remplie du vendredi au dimanche et se retrouve relativement vide et calme le reste de la semaine. Le « cœur » de la ville s’étend entre la place de l’église (en haut de la rue principale) et le bord du lac (en bas). Le long de la rue principale, on y trouve de nombreux restaurants, hôtels et magasins de souvenirs. 

Une fois face au lac, il y a une balade le long des berges en partant vers la gauche jusqu’à la petite colline qui offre une vue de loin sur la ville de Copacabana (comptez 2h A/R). 

Où dormir à Copacabana ? 
Nous avons passés 3 nuits à l’hôtel Estelar del Lago (160 bolivianos/nuit = 16€), dont toutes les chambres ont vue sur le lac, très agréable.
http://www.booking.com/hotel/bo/estelar-del-lago.fr.html?aid=372168

Que faire à Copacabana ? 
L’activité principale est l’excursion sur Isla del sol (départ tôt le matin, retour en fin d’après-midi). Nous ne l’avons pas faite donc pas plus d’information sur cette sortie très touristique. 

Comment rejoindre le Pérou ? 
Trajet Copacabana-Cuzco en bus 
On trouve à Copacabana de nombreuses agences qui proposent des tours et des tickets de bus pour passer la frontière Péruvienne ou autres destinations en Bolivie. Les vendeurs inventent tout et n’importe quoi pour vendre un siège en plus (place moins chère le matin, bus peu confortable l’après-midi, des tarifs qui varient sans raison…etc).
Le plus simple, sûr, et direct est de se rendre directement à la compagnie de bus, il y en a deux à l’angle de la petite place (Plaza sucre) sur la rue principale entre le lac et l’église. Le trajet dure environ 12h (attention pensez à changer d’heure en passant au Pérou -1h). Copacabana-Frontière (environ 20 min, facile à passer et jolie photo à prendre avec le logo Pérou en géant), puis Frontière-Puno (changement de bus environ 30 min. soyez les premiers à faire la queue au comptoir de la compagnie pour choisir vos sièges, le billet est déjà payé), et enfin Puno-Cuzco. 


Pour voir nos photos de la Bolivie : cliquez ici 

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